petite explication
Demat d’an holl
J’aurais besoin d’un petit cours rapide sur une notion dont je n’arrive pas à trouver d’explication précise. Il s’agit du « … qui… ».
Je m’explique : » ceux qui parlent breton ».
Si je ne me trompe pas, on peut dire Ar re a gomz brezhoneg. Le « qui » n’a ici pas de forme visible, si je ne m’abuse….
Y a-t-il d’autres façons de le dire ? Je pense notamment à une chanson (du dernier album de Bernez Tangi) qui s’intitule An den hag a red => L’homme qui court.
Ici, « hag a » a le rôle de « qui » ? Ou simplement « hag » ?
Et à l’inverse, comment exprime-t-on la négation « … qui ne… pas » ?
Trugarez vras ‘vit ho harp !
on peut soit ajouter HAG ou pas. Je crois que Hag insiste un petit peu, mais c’est plutôt ou un peu lourd, ou un peu littéraire, ou peut-être un peu léonard.
Il n’y a pas l’équivalent de QUI. Car c’est le fait d’avoir mis le sujet en premier qui a suffit à donner ce sens.
Hag a vez implijet evit degas un dra ouzhpenn evel pa vez implijet ur virgulenn e galleg.
Hag est utilisé pour ajouter une info en plus, telle la virgule du français.
Ar sinema hag a vez graet ar 7vet arz anezhañ ne blij ket din. (amstrizh eo – indéterminé)
Ar sinema a zo bet graet er bloavezhioù 50 ne blij ket din. (un strishadur zo bet graet – détermination du sujet)
An iliz a welez du-hont eo iliz va farrez. (renadenn dra eeun – COD)
Kemper hag a zo kêrbenn Penn-ar-Bed n’eo ket ar gêr vrasañ eus an departamant. (Kemper eo ar rener – Kemper est le sujet)
Da ziwall zo!
Attention!
Lennet vez e-barzh traoù skrivet e brezhoneg beleien:
On peut lire en breton « d’église »:
Hon tad pe hini a zo en neñv.
Notre père qui est au cieux.
Pe hini a zo net marmouzet war patrom ar galleg!
Pe hini (pour « qui ») est une grossière copie du français!
mon dico donne « pehini » pour « lequel, laquelle« …
Et pour dire par exemple « Merci pour ces explications qui m’ont beaucoup aidé » ?
j’avoue que je ne suis pas le meilleur interlocuteur pour ce qui est de la grammaire et syntaxe, sachant que je parle et écris un Breton impregné de celui de Langonned, qui possède des richesses propres (mutations supplémentaires comme « HO MHAB », dentales mouillées à l’anglaise, etc.) et, je crois, trouve plutôt d’autres façons d’exprimer le HAG A.
Pour ma part, contrairement à ce que je disais plus haut, j’utilise aussi, bien que moins souvent, le HAG A, comme dans la phrase citée « Kemper hag a zo kêrbenn… », qui, effectivement, équivaut au placement d’une virgule française.
