Intruses dans les cours de danses bretonnes
Depuis peut-être deux ans, je remarque qu’on tente d’intégrer des danses country dans les cours de danses bretonnes. Les profs reçoivent apparemment les fiches de ces danses et se disent tenus semble-t-il de les enseigner (qui leur envoie ces fiches?). Accès de paranoïa de ma part ou est-ce possible que certains tentent de diluer la danse et la culture bretonnes? Pourquoi montrer des danses country dans des cours de danses BRETONNES dans les Monts d’Arrées? Le phénomène touche plusieurs cours, la plupart probablement. Qu’on me comprenne bien, je n’ai rien rien contre les danses country ou autres mais elles n’ont rien à faire dans des cours de danses bretonnes.
Gaëlle.
Qu’il y ait des cours de danses traditionnelles internationales, il n’y aurait pas de raison d’être contre, à condition qu’il y ait suffisamment de cours consacrés uniquement à la danse bretonne.
Par contre, si on enseigne en Basse Bretagne les danses du pays gallo (qui sont en même temps des danses françaises), l' »antidote » est d’enseigner également les danses des autres pays celtes.
Il serait bon aussi, qu’en Basse Bretagne encore, il y ait des cours consacrés uniquement aux danses locales, le plinn en pays plinn, le fisel en pays fisel, etc. En effet, il est important que, dans ces régions, des gens restent vraiment pointus dans ces styles, et qu’on connaisse encore la quasi transe des anciens et vrais festoù-noz.
En pays gallo, je pense préférable qu’on y apprenne les danses de toute la Bretagne.
alan
J’aime beaucoup ta façon de voir toutefois l’intrusion des danses country m’inquiète…
Il y a en effet heureusement des stages de danses spécialisées dans différentes régions (Fisel à Rostrenen, Plinn au Danouët par exemple). À Scrignac, un copain qui a appris la gavotte Calhanel après la deuxième guerre offre au moins une douzaine de stages par année. Il y a à chaque fois de 10 à 50 personnes venues des environs, de Paris ou de Strasbourg! Cette danse ne se perdra pas grâce à Jean Lallour!
Il y a encore de vrais bons festoù-noz ou festoù-deiz à La Feuillée, Brasparts, Loqueffret, Plourac’h ou Poullaouen où la magie s’opère lors d’une dans Fisel, une gavotte de Brasparts, une gavotte des montagnes ou un Kost ar C’hoat! On peut ressentir la chimie impressionnante qui lie les danseurs de tous les âges!
Gaëlle.
