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"IDENTITES NATIONALES"

 
 alan
(@alan)
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« IDENTITES NATIONALES »

Il n’y a pas, pour moi, un concept  « Identité nationale », mais deux concepts, qui ne sont pas en guerre d’ailleurs (quand ils le sont, c’est la faute à une pauvreté linguistique). Je suis d’ailleurs la pensée bretonne en la matière. Celle-ci, double, suit et la pensée dite anglo-saxonne et la pensée dite française sur le sujet ; comme c’est souvent le cas et comme la nature géopolitique de la Bretagne nous y incite.
 

Comme le concept théoriquement français, il y a une « identité nationale » correspondant à une citoyenneté républicaine : les circonstances font que nous avons un passeport français, à travers lequel nous sommes habitués à un certain nombre de bonnes choses (laïcité, certaines avancées sociales), et mauvaises (pas la meilleure classe pour les Droits humains). On espère généreusement que ces spécificités ne le resteront pas longtemps et seront partagées avec le monde.
 

Comme le concept « anglo-saxon » ou allemand, il y a une « identité nationale » liée (en schématisant un peu) à la culture, à la langue notamment.
 

Le concept dit français est bafoué allègrement en France, à chaque instant d’une conversation, y compris par les intellectuels. En effet c’est celui-ci qui est affiché. Mais, à tous moments, il se mélange au deuxième (et pas seulement en Bretagne).
Dans tous les débats, dans une même phrase, on entend parler d’acquis de la République (nationalité-citoyenneté) et de la beauté de la langue française, de caractères à rattacher à l’ethno-culturel. Parfois on sentirait même l’odeur de la baguette (nationalité culturelle). Dans ce cas, ni l’interviewé, ni le journaliste, va s’apercevoir qu’il manifeste une forme de communautarisme ; celui-ci ne leur paraissant pas dangereux, car tellement dans les mœurs.
Ce communautarisme ressemble beaucoup à celui qui est reproché sans cesse aux minorités. Le danger de ce communautarisme n’est pas au futur mais au présent : des langues sont en danger de mort, impliquant une réduction de la liberté de penser.
Et se continue la destruction du patrimoine de l’humanité, quand il n’est pas le patrimoine purement français et quand il dépend du bon vouloir de la république. Je veux parler des cultures bretonnes, basques, etc., qui méritent le respect, au même titre que les cultures immigrées ;  des cultures toutes égales, comme le sont les personnes, même si la loi (du plus fort) ne le reconnaît pas.
Les progrès timides, auxquels nous avons assisté, sont encore loin du compte.



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Posté : 13/11/2009 2:22 pm

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